La Scael prépare le big data

La coopérative Scael d’Eure-et-Loir se structure pour pouvoir collecter les données agricoles. Elle sensibilise ses adhérents en organisant une conférence le 25 février.

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La Scael prépare le big data

La coopérative Scael d’Eure-et-Loir se structure pour pouvoir collecter les données agricoles. Elle sensibilise ses adhérents en organisant une conférence le 25 février.

Le big data, comprenez le traitement et le partage des données, est encore futuriste dans le monde agricole. Il ne devrait être réel que dans un ou deux ans. Mais ces données, qui sont chaque jour de plus en plus nombreuses, sont « le pétrole du XXIe siècle », comme l’a expliqué Anthony Clenet, responsable marketing produit et innovation chez Smag, devant les adhérents de la Scael, jeudi 25 février à Chartres. « Avec cette masse d’informations, la gestion de l’exploitation et la relation entre les conseillers et les agriculteurs vont évoluer. Encore faut-il que les coopératives se dotent d’outils pour les stocker. Si on ne se structure pas en France, les données risquent de partir à l’étranger. C’est aux coopératives de les maîtriser. »

La Scael a bien compris l’enjeu stratégique de pouvoir disposer d’informations et de statistiques en temps réel. Son directeur, Cédric Burg y voit notamment un outil important pour la commercialisation. « Nous avons vu comment la collecte au Canada a énormément pesé sur les marchés. Le tonnage en temps réel est une information qui vaut de l’or. Outre l’aspect réglementaire, la traçabilité est un avantage concurrentiel important à l’export qui va nous permettre de mieux vendre nos blés. »

Une équipe de cinq personnes

Face à ce défi, la Scael s’est dotée d’une équipe « services » de cinq personnes pour développer l’innovation et accompagner les agriculteurs au travers des nouvelles technologies. Trois personnes ont été embauchées, avec à leur tête Florent Babin, ancien responsable de l’agriculture de précision à Agridis. « Aujourd’hui, notre objectif est de collecter un maximum de données autour de la parcelle et de pouvoir apporter un service réactif à nos adhérents, comme la réalisation d’un plan de fumure ou des conseils pour maîtriser les données du tracteur à leur ordinateur. »

La Scael est en avance dans le déploiement des technologies qui recueillent des données. Les agriculteurs euréliens ont été dans les premiers adhérents de Farmstar il y a douze ans. Aujourd’hui, la fertilisation est pilo-tée sur près de 30 000 ha. Plus de 200 exploitations utilisent le logiciel de gestion de l’exploitation Atland, et la coopérative travaille avec Défisol pour affiner les cartes de sols et tester la marge nette de cet outil. Reste à trouver un nouveau modèle économique, basé sur le mutualisme, pour créer de la valeur ajoutée autour de toutes ces données.

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