Euralis teste le service Farmstar Expert par drones

Euralis et Airbus Defence and Space organisaient une démonstration de prises de vues à partir d’un drone, chez Bruno Malick, un céréalier de Haute-Garonne, le 21 avril au matin. Ce nouveau service, proposé pour compléter l’imagerie satellite de Farmstar Expert, permet de s’affranchir des conditions climatiques nuageuses et s’adapte à de petites parcelles.

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SUD OUEST

Euralis teste le service Farmstar Expert par drones

Agrodistribution | Publié le jeudi 21 avril 2016

Euralis et Airbus Defence and Space organisaient une démonstration de prises de vues à partir d’un drone, chez Bruno Malick, un céréalier de Haute-Garonne, le 21 avril au matin. Ce nouveau service, proposé pour compléter l’imagerie satellite de Farmstar Expert, permet de s’affranchir des conditions climatiques nuageuses et s’adapte à de petites parcelles.

Euralis propose depuis deux ans, à ses adhérents, les services Farmstar Expert développés par Airbus Defence­ and Space (DS), pour l’imagerie satellitaire, Arvalis-Institut du végétal pour les interprétations concernant le blé tendre, blé dur et l’orge, et Terres Inovia (Cetiom) pour le colza. Les informations données aux agriculteurs à des moments clés du développement de leurs cultures, leur permettent de moduler les doses d’engrais à apporter et d’économiser ainsi de l’azote, tout en optimisant les rendements.

Des photos aux bons stades

Afin de ne pas manquer le bon stade de développement des cultures et de sécuriser les prises de vues, lorsque les conditions climatiques sont trop nuageuses pour obtenir des images satellitaires, Airbus DS propose désor­mais des photos prises par des drones qui volent sous les nuages, à 130-150 mètres de hauteur.

« Pendant deux ans, nous avons testé les capteurs de différents dronistes, ce qui nous a permis de faire une sélection et d’en qualifier deux, explique Yves Vercraene, responsable du service client agriculture et envi­ron­ne­ment d’Airbus DS. Nous avons notamment retenu Delta Drone, que nous faisons intervenir pour Euralis. Pour mettre au point le fonctionnement de ce nouveau service, nous réalisons actuellement une campagne préopérationnelle, chez certains de nos clients en France, sur 600 hectares de colza et 5 000 hectares de blé. Nous devons être précis sur la planification des prises de vues, ce qui nécessite d’anticiper les demandes d’autorisations de vol. Nous proposerons une offre globale satellite et drone, dès 2017. »

Un travail sur petites parcelles

Les prises de vues par drone, avec des capteurs plus fins que ceux des satellites, vont permettre également de donner des informations sur des parcelles plus petites et de travailler sur l’hétérogénéité intraparcellaire. Le service ne s’adressera plus uniquement aux céréaliers de plaine travaillant de grandes surfaces, mais aux agriculteurs disposant de parcelles plus morcelées, comme dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques­.

« Nous testons ce service sur 120 hectares avec un groupe de huit producteurs installés dans le piémont pyrénéen, précise Sébastien Neveux, en charge du programme Farmstar, chez Euralis. Nous les avons réunis le 21 avril pour interpréter la troisième acquisition d’images qui va les aider à décider des quantités d’azote à apporter au moment de la montaison du blé. Cela leur permettra d’obtenir de bons taux de protéines pour mieux valoriser leur production. »

10 à 20 % d’azote économisés

Bruno Malick, qui cultive 120 hectares de blé et adhère à Farmstar Expert depuis l’année dernière, a économisé entre 10 et 20 % d’azote en modulant ses apports. « Ce nouveau service entraîne un véritable changement dans le suivi des cultures, on raisonne différemment, reconnaît-il. Au lieu d’effectuer trois apports d’engrais, on en fait quatre, mais ils sont fractionnés. On essaie aussi de prévoir les pluies à deux jours pour éviter le lessivage. L’impact est économique, mais également environnemental. En revanche, pour le coût du service Farmstar, mieux vaut passer par l’intermédiaire de la coopérative.

Cette année, les photos par drone qui s’ajoutent à celles du satellite ne sont pas facturées aux agriculteurs par Euralis, mais on ne sait pas encore ce qui sera proposé l’année prochaine aux adhérents du groupe.

 

Florence Jacquemoud

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